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Une journée à la plage

01/05/2005

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Un jour, au bord de la plage, sur le sable mouillé, j'ai écrit un poème.

J'aurais aimé avoir le temps de me consacrer à mes pauvres frères souffrants.

J'aurais aimé me réveiller plus tôt pour pouvoir accueillir dans le réconfort de la consolation mes protégés ignorants.

Ma mission était d'évangéliser, mais aujourd'hui je sais que c'est moi qui ai été le plus évangélisé. Malgré la sauvagerie de l'existence primitive, les lois divines étaient instinctivement respectées, car ces frères, mes protégés, vivaient en communautés, dans une véritable communauté. Ce qui était produit appartenait à tous sans distinction. La chasse et la pêche étaient réparties équitablement, tout comme l'aide fraternelle constante en cas de maladie.

Les enfants, libres comme des oiseaux célestes, vivaient leur enfance innocente dans les jeux naturels propres à leur âge, sans le moindre souci. Des oiseaux libres ! Ils n'étaient appelés à l'apprentissage qu'au moment où ils atteignaient la maturité, afin de comprendre la nécessité et l'importance des rites qui leur étaient transmis.

Moi, évangélisateur respecté, j'ai été évangélisé par des sauvages avec lesquels j'ai appris à respecter la vie, la nature, la Terre.

Sur le sable de la plage, j'ai écrit ma douleur d'être un lien d'esclavage pour mes frères innocents et purs.

J'écris maintenant dans mon cœur le nom de chaque brave guerrier qui cherche à libérer les tribus de la persécution des fantômes révoltés et rebelles (esprits d'Indiens désincarnés), qui hantent encore aujourd'hui les villages et provoquent des combats et des violences.

Je m'engage, avec vous, à apporter une aide chrétienne à nos frères indigènes, car ils sont pour moi la plus grande responsabilité. Je ne me reposerai pas tant qu'il y aura un frère perdu dans les affres des seuils terrestres, souffrant des douleurs que j'ai un jour contribué à créer.

Mon cœur fragilisé, encore en vie, est resté rongé par le remords de ne pas avoir eu la force suffisante pour affronter la voix supérieure qui commandait les actions de catéchèse ici, sur cette terre du Brésil.

Merci, chers frères !

Que la paix du Divin Maître comble le vide de votre âme terrestre !

 

José de Anchieta

GESH - 01/02/2002 - Vitória, ES - Brésil

 




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